Imaginez une ville. Ses ruelles pavées empestent le tabac froid, la gnôle et le charbon. Ci et là vont et viennent ivrognes, magnats, voleurs et simples commerçants, dans une ébullition que l’on ne prête qu’aux cités les plus développées. Une ville à la pointe de la technologie pour son monde, parcourue de pipelines, où le ronronnement des machines et le bruit de la vapeur sont omniprésents. Le maire, dans son infinie sagesse, avait il y a une dizaine d’année laissé sa place à un congrès composé des plus brillants éléments de sa cité : Grands Inventeurs, Richissimes Patrons, Commerçants respectés, ces 13 individus règnent en maître sur leur territoire.

Si l’on voulait se faire une idée de la taille et de l’importance d’un tel lieu, il faudrait imaginer Londres au 19eme siècle : capitale du monde moderne, ville la plus peuplée, symbole d’opulence et de puissance, mais aussi de pauvreté et d’échec pour les habitants les plus démunis. Notre Histoire prend place dans un vieux quartier habité seulement de quelques commerçants et d’une poignée de riverains.

Dans un nuage de fumée, un véhicule motorisé s’immobilise au bout d’une rue. Ses phares ronds éclairent, en ce matin hivernal, une vieille bâtisse que l’aube n’a pas finit d’illuminer. De la voiture descendent quelques personnes. Habillés de longs manteaux, portant à leurs ceintures des armes tels qu’on en voit qu’ici, ces hommes et femmes, 5 au total, sont là pour une chose : La Vendetta.

Leur famille a subit un immense revers, et pour venger leur chef, ces personnages vont se mettre en guerre contre toute une ville s’il le faut, car tel est le code dont ils sont désormais les derniers garants :

Qui touche à la famille s’expose à la Vendetta. Nous ne cherchons pas le combat, mais nous le remportons toujours